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Vignoble du Loup Blanc

vue sur saint-jean de minvervois depuis la rouyere

Une visite effectuée dans le cadre de « YOLO », cela sera donc notre YOLO 2.
Trois ans déjà ont passé depuis ma première visite à Nicolas Gaignon.
En synthèse : les idées de Nicolas se sont précisées, il a une meilleure connaissance de son matériel végétal, il sait vers quoi il veut aller (plus de finesse, fraicheur et une accessibilité plus rapide).
- Le domaine a une reconnaissance importante au Canada, cela lui permet d’avoir des clients fidélisés et donc des ventes assurées. Certaines cuvées sont d’ailleurs réservées d’une année sur l’autre. Les vins sont mieux reconnus en France.
- Les problèmes d’agréments en AOC minervois sont récurrents. Normal, les vins ne sont pas des minervois, comme j’ai déjà pu l’écrire, ils lorgnent sur l’AOC saint-chinian et sur la partie « assignan » en particulier. Pour la petite histoire, Nicolas a pu répondre à ma question sur « pourquoi tu es dans l’aude, pourquoi cette languette du département de l’aude dans l’hérault ». Réponse : c’est une histoire de curée audois qui avait leurs ruches sur cette zone et qui considérait qu’elle était « unique »… c’est toujours le cas, il y a deux apiculteurs dans cette zone (dont l’un de Toulouse !!), averc une mortalité des abeilles moindre qu’ailleurs…

http://www.bize-minervois.fr/chapitre21/clos-des-suds.html
- Une démarche bio et biodynamie plus marquée, biodynamie sans aspects ésotériques il me semble.
Les vins

Petit chaperon rouge, vin de pays du val de cesse, 2012.
Cinsault et chenanson.
Nez très floral et de fruits rouges, bouche vineuse comme peut l'être celle d'un rosé bien né que l'on prendrait pour un rouge dans un verre noir. Ou pour un blanc... Excellent pour un rosé…

Soif de loup, vin de pays du val de cesse, 2012.
Assemblage cinsault et chenason.
Nez gourmand et fruité, épicé, poivré. Bouche pimpante avec ce fond qui fait parfois défaut à des vins d'entrée de gamme. Finale acidulée et rafraîchissante. Bien+ et excellent rapport qualité prix pour moins de 7euros...

Le régal du loup, AOC Minervois, 2011.
Assemblage carignan, grenache et un peu de syrah.
Nez épicé florale avec des notes d'amandes nettes. Bouche fruitée, gourmande, de longueur moyenne, avec une finale épicée qui rend l'ensemble rafraichissant. Bien ++ rapport qualité prix correct.

La Mère Grand, AOC Minervois, 2010.
Assemblage grenache et carignan, assemblage désormais de deux parcelles l'une d'argilo-calcaire de grenache que je connaissais, l'autre de vieux carignans d'une parcelle calcaire rachetée peu avant mon dernier passage et qui était alors en piteux état. Élevage désormais en cuve tronconique moins marquer le vin en finale (cf CR d’un 2007 à venir).
Nez assez typée du domaine combinant des notes épicées, florales mais également d'amande. Bouche aboutie et harmonieuse avec une attaque profonde, une matière qui suit aux tanins fins, finale discrètement poivrées et acidulée. Très beau vin et très bon rapport qualité prix pour 15 euros.
Et pour finir le blanc…

Le blanc, 2011.
Très grosse majorité de Terret.
A ce sujet, Nicolas a replanté du carignan blanc, du grenache blanc, s’est séparé de son muscat.
Nez sur des notes d'épices et plus discrètes florales. Bouche pleine savoureuse sans mollesse très différente de ce que je goute régulièrement sur d'autres terret (bouche droite plus étriquée et avec une matière moindre). Le vin reste frais et très équilibre. Très bien et à boire... Vin de restauration où on doit pouvoir en faire des choses…
Conclusion :
Un domaine qui progresse, à mon sens hautement recommandable de par la qualité des vins et par la démarche d’un vigneron dynamique à qui il ne suffira pas d’une vie pour répondre à toutes les questions qu’il se pose.
Dany
__________________ on devrait faire de la science avec des faits comme une maison avec des pierres : un tas de pierre n'est pas plus une maison qu'un tas de faits n'est une démonstration scientifique
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