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Posté par gillou
- 12-05-2008
- 18:03
- 10 commentaires
- Edit
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Visite au domaine Lucien Boillot
à Gevrey-Chambertin. Rendez-vous avec Pierre Boillot. Ici pas de grands
panneaux "vigneron récoltant- cave ouverte". Juste une sonnette sur une
porte anonyme. On ne rentre pas ici par hasard et on vérifie à deux
fois l'adresse et à 16h30 on sonne.
Pierre, sourire aux lèvres
et yeux pétillants, nous ouvre sa cave. Pas de chichi. On parle debout
entre palettes et cuverie. On s'imprègne de son rythme, de la douce
fraîcheur des lieux. On comprend très vite que l'on est sur la même
longueur d'ondes, à l'antipode des vins modernes body-buildés qui doivent bluffer vite. Ici les vins se dégustent pour découvrir des mystères, faire parler de leur origine.
Pierre
allie avec magie force et élégance avec une trame tannique fine tout en
fraîcheur. Le silence absolu de la cave en pierre nous pénètre. Les
pièces bourguignonnes mènent leur existence sereine à l'abris des
regards. Pierre les élève sur lies fines en les soutirant qu'une seule
fois au cours de 18 mois d'élevage. Peu de futs neufs bien sûr (ma
30%). Des vinifications classiques au sens noble du terme, sulfitées
sagement restant sourd aux liturgies des œnologues. Ses Gevrey, Volnay
ou Pommard sont à apprécier après 10 ans de garde. Pierre se lance
aussi dans le monde magique des grands blancs avec son deuxième
millésime en Puligny-Montrachet 1er Cru "Les Perrières".
Parcours initiatique avec dégustation sur fût de pas moins de 12 cuvées 2007:
- Les Volnay: village, 1er Cru Caillerets, 1er Cru Les Angles
- Les Pommard: village, 1er Cru Les Fremiers, Les Croix Noires (sous les Rugiens)
- Les Gevrey-Chambertin: village, Les Evocelles, 1er Cru La Perrière, 1er Cru Les Corbeaux, 1er Cru Les Cherbaudes
- Nuits Saint Georges 1er Cru Les Prûliers (des vignes de 95 ans)
Les
2007 sont en grande forme et confirment que les grands vignerons se
reconnaissent dans les années difficiles. Ici point de trace de végétal
ou de dilution. Les vins sont nets, élégants, les Gevrey subtilement
réglissés, Le Nuits d'une longueur à couper le souffle.
Déguster
sur fût c'est apprendre à rencontrer les vins dans les différents
stades de sa vie (malo de 0 à 95% faite). C'est faire abstraction du
CO2, plusp résent qu'en bouteilles dû aux fermentations.
Les vins du domaine Boillot sont des vins de terroir qui font la synthèse d'oppositions apparentes: puissance et finesse; concentration et fraîcheur; des vins qui se dégustent jeune et de grande garde. Tout comme Pierre: réservé et généreux; accueillant et mystérieux; déterminé et
doux. Merci Pierre pour nous avoir consacré deux heures de votre temps.
On ressort de chez vous pas tout à fait comme on y est rentrés et défenseur farouche du classicisme bourguignon, école des vins "cisterciens".
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Posté par Jaffuel
- 06-05-2008
- 18:57
- 26 commentaires
- Edit
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Horizontale 99 en Languedoc…
Quid du millésime 1999 en Languedoc ??? Un millésime qui n’est pas des plus apprécié par les « professionnels » de la critique et pourtant... Quelques irréductibles Dcéens languedociens aux convictions bien affirmées sont allés jusqu’à faire une horizontale sur ce millésime.

J’étais le seul à connaître précisément la liste des vins et leur position au cours du repas. Les vins seront tous servis dans des verres spieglau 01. Un vin du Roussillon, 2 côte-rotie et un C9P sur le même millésime sont rajoutés afin que chacun relativise au mieux l’idée qu’il se fait des vins…
Ont participé à cette soirée : yvan et son épouse, William et sylvain, les Dcéens yvesc, père nico, bibi, et nos épouses respectives…
Le repas débute par des tapas de mises en bouche sur quelques blancs… Saumon en Gravelax, carpaccio de thon accompagné de mangue et coriandre, cappuccino de cèpes

Le blanc du loup blanc : un vin que j’ai déjà eu l’occasion de commenté sur le site et que souhaitais faire partager. La robe est paille claire, on retrouve un nez discret à l’ouverture sur des agrumes. A l’aération le vin prendra des notes de pommes. En bouche, je retrouve moins de tension que dans mon souvenir, le vin présente toujours une grande fraîcheur, la finale acide se fait plus sentir également… Avec le temps, les notes oxydatives du Terret vont s’exprimer… une déception pour moi… j’espère qu’il ne s’agit que d’une phase du vin mais je suis persuadé du contraire… de beaux accords en perspectives toutefois (volaille, veau en sauce blanche, bouillabaisse de rougets…).
Domaine Buisson-Charles : Les cras meursault 1er cru 2006. Un « meursaulticide » pour la bonne cause, je souhaitais faire découvrir la production de ce domaine à william, sylvain, yvan…
Domaine de cazeneuve, grande cuvée blanc 2000 : un vin pour notre père nico… une robe jaune évoluant vers l’or, des notes de fruits exotiques, d’ananas, un joli gras sans excés et sans notes chaleureuses alcooliques, pas d’oxydation MAIS MAIS des notes d’élevages dont je ne saurai jamais si elles se fondront un jour puisque qu’il s’agissait de ma dernière bouteille. Quel dommage…
Grange des Pères Blanc 2000 : le premier vin pour père nico ne m’ayant pas donné satisfaction, nous ouvrons donc une grange. Au-delà du vin, c’est toujours un spectacle « saisissant » que de voir l’effet d’une GDP sur Nicolas….
La robe est d’un jaune soutenu. Le nez présente initialement quelques notes pétards qui vont disparaître très rapidement à l’aération. Ce nez devient alors complexe, sur l’abricot, des fruits jaunes, des notes d’agrumes confites, des notes grillées. En bouche, il y a un bel équilibre avec beaucoup de fraîcheur (la sensation de fruits murs du nez n’est pas associée à une lourdeur ou chaleur en bouche). La longueur est grande MAIS car il y a aussi un MAIS, qq notes oxydatives en bouche me « gènent » pour dire « grand vin ». Une discussion va suivre sur le début de nez que certains vont qualifier de pierre et que je qualifierai de pétard et qui est à relier à mon sens dans son origine et finalité aux qq notes oxydatives constatées par tous… pour mémoire très mauvais accord avec le cappucino de cèpes qui souligne les notes oxydatives…
PUIS on débute l’horizontale avec le Jarret de Veau braisé longuement au four et son mirepoix de légumes, purée de patate douce.

Domaine Cuilleron, Cuvée Bassenon 1999 (AOC Côte-Rotie).
A l’ouverture, ce vin présente une robe grenat soutenue sans signes d’évolution. Le nez est élégant, sur la mure, la violette, le jasmin. Il y a beaucoup de fraîcheur en bouche avec des tanins fondus et presque soyeux, la finale n’est toutefois pas du même niveau avec de l’astreigeance et une pointe d’acidité. (15). Ce vin ne sera pas carafé.
Le soir, le vin est moins complexe au nez, on est sur des fruits rouges murs en bouche et l’acidité se fait sentir en fin de bouche associée à une sensation de végétal… tout ceci sera transformé par le plat qui transcende le vin en particulier en lui donnant une sensation de densité et en gommant la finale… (surprenant, 15 sur l’accord).
Domaine du Clos Marie, Cuvée simon, 1999 (AOC Pic saint-loup)
Vin carafé à son « arrivée » (environ 2-3 heures) … Une robe grenat sombre tirant sur le noir. Des notes de fruits rouges et noirs, de sous bois et de thym. En bouche le vin se révèle très fin pour un pic, sans lourdeur ni alcool, avec des tanins fondus et une finale longue. (16). Un vin qui m’a surpris, très loin de ce que j’ai bu à ce jour chez Clos Marie en rouge et qui ne m’avais jamais convaincu. Ce vin avait déjà été gouté il y a plus de 4 ans et ne m’avait pas laissé un grand souvenir, preuve s’il en est qu’il faut laisser le temps au temps... Ceci dit je suis curieux de revoir tout cela sur des millésimes plus solaires…
Domaine Clusel-Roch 1999 (AOC Côte-Rotie).
A l’ouverture, le vin présente une robe grenat soutenue sans reflets d’évolution. Le nez est élégant sur la mure, la menthe, la violette. Le vin est équilibré sans la pointe d’acidité de son alter ego de cuilleron. (15.5). Ce vin n’est pas carafé.
Le soir, le nez est toujours aussi élégant avec des notes aromatiques comparables (l’olive noire en plus). La bouche est devenue encore plus fine, le vin est long. Très beau vin et bel accord (17). Je lui reprocherai peut-être un petit creux en début de bouche mais est-ce bien un creux ???? Me fait penser sur le coup à une discussion que nous avions eu avec un rayas…
Domaine Alquier, Les Bastides 1999 (AOC Faugères).
La déception de la soirée pour moi. A l’ouverture, on note une robe grenat moyennement soutenue et quelques reflets d’évolution sur le disque. Le nez est discret sur les fruits rouges. En bouche les tanins sont un peu trop présents et rugueux, la finale est astreigeante. (NN). Le vin est carafé.
Le soir, le vin souffre de la comparaison avec le précédent… il manque de densité, la bouche est courte, il y a des notes de fruits à l’alcool, l’accord met/vin et correct sans plus. Un vin qui ne m’a pas causé… NN
la suite.... |
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Posté par jyve
- 05-05-2008
- 14:50
- 25 commentaires
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Je suis allé ce week-end en Champagne faire une petite visite éclair.
Je crois que je n'y retournerai pas de sitôt.
Depuis des années, je me passionne pour le vin et visite des vignerons (essentiellement en Bourgogne, Alsace et dans une moindre mesure La Loire) à un rythme très soutenu.
Jamais, sur une centaine de vignerons rencontrés, je n'ai été reçu comme ce vendredi chez Egly-Ouriet, domaine fort bien noté par la critique.
Reçu par le père, qui me glisse immédiatement le tarif sous le nez, je demande à déguster le premier vin. Il refuse, m'expliquant qu'il me fera goûter le deuxième, et c'est tout. Pas sûr d'avoir compris, je demande ensuite s'il est possible de goûter autre chose. Et là, dérapage......le gars monte seul dans les tours, me dit qu'il n'a pas que ça à faire, recevoir des gens et expliquer ses vins pendant deux heures, que c'est impossible, que personne ne peut faire ça, etc...Je rétorque gentiment que certains viticulteurs jugent ceci possible mais que c'est sa politique et que je la respecte. Il m'assène qu'en tout état de cause, il y les guides, et qu'on n'a qu'à se fier aux notes pour acheter ! Là, il me chauffe un peu et je lui demande pourquoi alors on renseigne dans le Bettane une possibilité de visite du domaine. Réponse : la visite, c'est pour acheter, pas déguster.
Coup final, avec le gars qui s'excite et dit que de toutes manières on n'achètera pas (s'il avait su...), et qu'on est venu là pour se rincer le gosier à l'oeil ! Là, je suis parti....en lui disant qu'effectivement, il pouvait garder son vin.
Comment un domaine si réputé peut-il avoir une telle vision de l'amateur de vin? Quel mépris de la clientèle????!!!!
Choqué, je vais alors au domaine Dethune. On m'accueille avec le sourire, mais on me signale que la dégustation est payante si on n'achète pas assez. Soit. Ok.
Petite surprise quand même : un seul vin en dégustation, le BSA. Que paye-t-on pour ça si on n'achète pas ? Je l'ignore, j'ai acheté.
Après ces mésaventures, petit restau à Vertus. Un vigneron à côté. Le patron : "Alors, comment va le marché ?" Le gars : "En recul sur le plan national, mais bien à l'export...". Dix minutes de conversation de type salle des marchés, pas un mot à propos du vin...
Enfin, petit tour dans les vignes...le plus déprimant. Tout est désherbé chimiquement. On dirait un désert. Les petits bouts de plastique bleu sont partout. Comment est-ce possible ? Et dire qu'on est en grand cru....
Retour vers Bruxelles : les routes sont encombrées de tracteurs équipés pour des traitements....ça bouchonne presque sur les départementales.
Pfouuuuuu....eh bien, dur dur. Je me refuse à mettre tout le monde dans le même panier mais quand même, globalement, voilà une région qui ne colle pas avec ma vision du vin. Comment en est-on arrivé là ????????
Jean-Yves Verslype |
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Posté par Le Châ
- 04-05-2008
- 15:20
- 11 commentaires
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Visite au domaine Ballot-Millot – Meursault
Samedi 3 mai 2008
Formidable accueil de M. Ballot « Père », hier. Nous étions 5 décéiens, de tous âges et tout poil (sic !), et je crois que nous avons unanimement passé une excellent moment au contact de cet homme et de ses vins fort beaux. La cave était fraiche mais l'ambiance ne l'était pas. La Bourgogne décomplexée et sans chichis. J'aime...
Grand merci aussi à Eric de nous avoir « préparé » cette visite, ainsi que pour sa compagnie que j'ai beaucoup appéciée (et je ne suis pas le seul) tout au long de notre journée.
2007 sur fût
(à titre purement indicatif)
Meursault « Les Criots » : Assez pointu, bonne acidité, assez mûr sur l'attaque, se tend dès le milieu de bouche, fin. Probable bon vin à suivre et qui doit être revu plus loin dans l'élevage...
Meursault PC « Les Charmes » : Grillé/boisé/toasté, léger gaz, mais très bon volume, du gras bien « Charmes », assez puissant.
Meursault PC « Les Genevrières » : Importante acidité pour le moment, mais aussi une forme sensiblement différente du « Charmes », moins de gras mais plus de longueur, plus effilé.
Meursault PC « Les Perrières » : En pleine malo, on sent néanmoins un bon potentiel, on devine une belle maturité, il faudra le suivre.
Volnay PC « Santenots » : Belle note de cerise noire juteuse et bien mûre, ouvert, facile à taster, excellente maturité, acidité basse, fruité croquant, volume plus que satisfaisant, très bon vin.
Volnay PC « Taillepieds » : Plus de mâche, tanin plus rustique et moins fin, mais supplément de corps, de charpente, masculin, vineux, tanin réglissé, vin sérieux.
Pommard PC « Les Pézerolles » (sur fût neuf) : Très mûr, léger caramel du fût, confit, réglisse, tanin fin et dense, expression complexe, maturité poussée, très prometteur.
2006 en bouteille
Meursault villages (assemblage de « Corbin » & « Pelles ») : Nez floral, fougère, anis, un peu « sucré », vin facile à aimer, assez mûr, flatte sans alourdir la langue, bien équilibré. Bien
Meursault « Narvaux » : Fleur de vigne, beurre, miel, très enveloppant, texture fine et idéalement mûre, haute maturité, ampleur très étonnante pour un Narvaux. Se goute très bien actuellement, explosif. Très bien
Meursault « Les Criots » : Plus « froid » dans l'expression, moins mûr, discrétion aromatique, allonge bonne mais inférieure au Narvaux, corps léger et étiré, finit sur des saveurs de pêche blanche rafraichissantes. Assez bien
Meursault PC « Les Charmes » : Mandarine et mangue timide, texture grasse et ample, saveurs mûres, assez fermé dans ses arômes et sa persistance, ne se livre pas, finit sur une légère amertume. A suivre...
Meursault PC « Les Genevrières » : Fleurs blanches, vanille, douceur épicée. Superbe gras très bien calibré, velouté formidable, grand toucher de bouche, un côté aérien, harmonie, légèreté. Superbe. Coup de cœur
Meursault PC « Les Perrières » : Sur le pomelos, excellente matière veloutée, attaque douce, saveurs d'agrumes mûres et fraiches, belle tension mûre, néanmoins le vin est quand même assez resserré et fermé sur l'allonge. Très bien +, peut être d'avantage plus tard.
Beaune PC « Les Epenottes » : Cerise, violette, vin facile, souple sur l'attaque, cœur serré, finale un poil tannique et rustique. Bonne mâche. Assez Bien
Volnay PC « Santenots » : Cerise épicée, acidité assez élevée, tanin épicé assez Santenots, un léger trait de vert apporte de la fraicheur et du croquant à l'ensemble, finale un poil dure mais le vin est servi très frais. Bien
Volnay PC « Taillepieds » : Plus de rusticité immédiate mais aussi de mâche, de tanin, assez puissant, saveur épicée qui semble signer ce terroir qui donnerait des vins moins immédiatement fruités que des climats comme Fremiets par exemple. C'est sérieux. Bien+
Pommard PC « Les Pézerolles » : Très mûr, épicé au nez comme dans le goût du vin, strict, puissant, légère végétalité pas dérangeante, bonne mâche, volume satisfaisant, potentiel de garde certain. J'aime de plus en plus ce (grand) terroir des Pézerolles. Très bien
Pommard PC « Les Rugiens » : Ouh la grosse bête ! Pas facile à appréhender dans le détail pour le moment. Des épices, des fruits noirs, bâton de réglisse. Tanin ferme et puissant, strict, rectiligne, expression costaude, un fruit mûr et frais. Assez rugueux en l'état mais s'il est un terroir de Côte de Beaune qui enfante des rouges de garde... Très bien, peut être d'avantage plus tard.
Quelques (grands) 2005 pour le plaisir...
Meursault PC « Les Perrières » : Truffe blanche, toasté et grillé, grande puissance de goût sans lourdeur, une ligne droite infinie, pas de lourdeur, même si le bois complète la saveur de raisin très mûr pour le moment. Un coureur de fond qui semble parti pour très longtemps. Un grand Perrières.
Pommard PC « Les Pézerolles » : Haute maturité de raisin, légère note « d'after-eight » qui fait un peu vendange entière, réglisse typique des années de raisins très mûrs, tanin tout aussi réglissé, très épicé dans la saveur, corps dense et parfaitement défini, finale sur le zan. Terriblement prometteur. Grand vin de garde
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BALLOT-MILLOT & FILS 9 rue de la Goutte d'Or 21190 MEURSAULT
03 80 21 21 39 ou 03 80 21 20 70
http://ballotmillot.free.fr/ |
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